Évacuation de la Sopal : décision aujourd'hui
C'est aujourd'hui que le juge des référés du tribunal de grande instance de Charleville-Mézières statuera sur la demande de la direction d'expulser les grévistes à la Sopal de Givet.
LES représentants syndicaux de Gascogne Laminates (Sopal) de Givet sont convoqués ce matin au tribunal de grande instance de Charleville-Mézières.
Le juge des référés doit prendre une décision concernant une demande d'ordonnance d'évacuation de l'usine et le rétablissement de la circulation au boulevard Bourck.
Sécurité de l'usine
La direction du groupe déclare avoir pris cette décision entre autres pour des raisons de sécurité. Pour les représentants syndicaux, il s'agit d'une manière de saboter leurs revendications afin d'accéder sans entraves aux locaux, récupérer les machines et fermer l'usine sans que les employés aient des moyens de pression sur la direction.
Cette demande de la direction du groupe Gascogne Laminates a été transmise au juge des référés lundi par son avocat Me Lacourt. Cette nouvelle donne risque de conduire à un durcissement du conflit à la veille du comité central d'entreprise (CCE).
Une première réunion dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi est en effet prévue demain à Paris. Cette réunion est importante pour les négociations sur les conditions de départ dans le cadre de la fermeture de l'usine prévue au 31 décembre.
Hier, Philippe Grazsyk de Force Ouvrière nous a appris qu'après une période d'incertitude, ils vont finalement être présents autour de la table de négociations jeudi. Des négociations qui deviennent difficiles. Une réunion informelle avec la direction hier à Charleville a
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échoué.
Et jeudi dernier, lors d'une réunion avec la direction de la Sopal, les représentants syndicaux ont refusé la prime de 1.000 euros et une augmentation du taux horaire à 25 %. Une proposition destinée à inciter les grévistes à reprendre le travail.
À quelques jours de la fin du mois, les salariés revendiquent aujourd'hui le paiement de leurs heures.
Des revendications qui vont désormais se faire entendre sur un autre ton, promettent les grévistes.
Bras de fer musclé
« Nous avons été trop gentils », a lancé un jeune salarié, lundi après l'annonce de la demande d'évacuation de l'usine. « Ca va faire boom », a soutenu une femme de l'usine. « Ils ont oublié Cellatex, ils connaîtront la Sopal », menace pour sa part un homme.
« Après le CCE prévu jeudi, nous envisageons de mener des actions assez dures. Ça durcit de leur côté, ça durcira du nôtre aussi », confirme Philippe Grazsyk sans pour autant dévoiler son plan d'attaque.
L'annonce de la fermeture a été faite le 21 octobre. L'usine emploie une cinquantaine de salariés. Cela va faire bientôt un mois que dure ce conflit qui semble désormais se diriger vers un bras de fer musclé entre la direction et salariés.
Ils ont oublié Cellatex, ils connaîtront la Sopal







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